Report par Sabrina M. Lozen – Photography / extrait vidéo kermhit
Ce vendredi 24 octobre, un évènement particulier dédié au Rock & Metal ouvre ses portes au Parc des Expositions d’Issoudun (PEPSI) en région en région Centre-Val de Loire. La 5ème édition de la Firemaster Convention, ce n’est pas seulement une suite de concerts. C’est un lieu de de rencontres et de découvertes. Trois jours où le metal se vit autant dans les salles que dans les allées, autour d’un verre, d’un stand, ou d’une table ronde. Les discussions sont animées et l’ambiance s’anime au milieu de 2 univers, militaire ou gothique, manifestés, cette fois encore, par des décors impressionnants. À Issoudun, le metal prend le temps de s’expliquer, de se confronter, bref, de se célébrer.
Jour 1 – 24/10/2025
Dès la fin de matinée, les portes s’ouvrent sur une Firemaster déjà vivante. Expositions, projections et stands installent une atmosphère conviviale, presque familiale.


Le pot d’accueil donne le ton : ici, on se retrouve avant même de headbanguer.


L’après-midi est dense. L’atelier d’initiation au graff attire les curieux, pendant que les tables rondes engagent des discussions de fond : les engagements des Metalheads, puis le metal et les politiques publiques.



Les échanges sont francs, parfois passionnés, toujours respectueux. Le Metal se montre ici comme une culture consciente, ancrée dans le réel. Le plateau radio et les rencontres avec les acteurs locaux prolongent ces discussions.

Blind test en fin d’après-midi : rires, mauvaise foi assumée, et cette légèreté bienvenue avant la montée en décibels.
Il est 19h, et le public s’empare de la salle pour le premier concert. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’est pas question de monter progressivement en puissance puisque ce sont les joyeux lurons de LocoMuerte qui ouvrent le bal avec leur Thrash punk nerveux et frontal.


Dès les premiers riffs, la salle s’électrise. Le public, déjà nombreux, se rapproche instinctivement de la scène, happé par cette énergie sans fard.



Quant au chanteur, « El Termito », il brandit des pancartes explicites pour galvaniser le pit !



Le set est court mais intense, taillé pour faire monter la pression. LocoMuerte frappe juste : direct, efficace, sans chercher à en faire trop. Chicano Mosh Power !
Madam prend ensuite le relais avec un Power rock plus massif.


Le son s’épaissit, la scène est occupée avec assurance. Chaque morceau semble pousser un peu plus loin la tension installée par l’ouverture. Une batteuse enragée, une bassiste enjouée, une chanteuse/guitariste plus grave, le trio sait capter l’attention avec brio.


Le public répond présent, oscillant entre écoute attentive et premiers mouvements plus appuyés dans la fosse. Une prestation solide, qui affirme une vraie identité scénique.
En inter-scène, le DJ set de Dark Hotic, permet de maintenir l’ambiance en transformant le Parc des Expositions en terrain de jeu électro-indus.

Les corps se délient, la nuit commence à basculer vers quelque chose de plus festif, plus nocturne. Ce set agit comme une transition parfaite, laissant souffler les guitares tout en maintenant la tension.
C’est au tour de Lofofora de reprendre les commandes.


La bande à Reno arrive comme un rappel à l’essentiel. Leur Metal fusion engagé frappe fort, tant dans le fond que dans la forme.


Les textes résonnent, les riffs claquent, et la salle se transforme en une masse compacte et réactive.

Le public chante, scande, répond. Lofofora ne joue pas, il dialogue. Un moment fort, sans artifice, profondément humain.
Pour conclure cette première journée, Shaârghot plonge la salle dans un univers sombre et industriel.


Visuellement et musicalement, le set est une claque.


La musique devient presque oppressive, volontairement dérangeante, dans l’univers post-apocalyptique et cyberpunk désormais incontournable des Parisiens.

Quant aux bouffonneries de « Skarskin » qui « shaârghote » le public (et les photographes !) de peinture noire sans ménagement, elles sont toujours accueillies avec le même enthousiasme par une fosse déchaînée.
Le public, fasciné, se laisse entraîner dans cette expérience sensorielle totale. Une fin de soirée radicale, qui marque les esprits.