Hellfest 2025 coté scène

L’été s’achève, les festivals d’été sont finis, c’est la rentrée.

Comme beaucoup vous avez la déprime qui vous guette et de plus vous avez déjà oublié les multiples live-reports de votre festival favori et qui sont sortis tous en même temps courant juillet ?

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Notre espace pit photo, là ou nous travaillons, ici La Valley durant Monkey3

Pas de problème, c’est le moment idéal pour se replonger dans vos meilleurs souvenirs de l’été avec notre petit live report de cette incroyable édition du Hellfest 2025.

Avant de démarrer, je précise deux choses pour en appeler à l’indulgence populaire :

===> SUBJECTIVITE DU REPORT : d’abord je suis seul accrédité photo sur le festival pour notre media et je ne travaille donc pas en binôme avec un « live reporter » qui peut analyser finement l’atmosphere des concerts. Lorsqu’on se concentre sur la prise de vue, on passe à coté d’une partie de l’ambiance, on n’est pas au meilleur endroit pour donner son avis sur le son, on manque de recul pour l’atmosphère globale et enfin on passe une partie de son temps (beaucoup) à attendre pour se placer pour le concert suivant, on fait la queue, on passe avec beaucoup d’autres collègues en général sur un seul morceau, on n’a donc peu le choix de la couleur de la lumière et de la mise en scène (3 à 6 mn de shoot) et enfin la plupart du temps quand on ressort il n’est pas possible de se replacer pour des vues d’ambiance car il y a trop de monde (il qu’il faut courir au concert suivant). C’est pour cela que selon les concerts il y a de grandes différences entre les séries de différents photographes et medias (lumière bleue vs lumière rouge, artistes en fond de scène vs scène spécifique en front …).

===> LIMITATIONS D’ACCES : étant un petit media, nous sommes limités sur les artistes auxquels nous avons accès en « pit photo », je parle essentiellement des têtes d’affiches. Cela veut dire que nous n’avons ni le droit de shooter ni de diffuser quand bien même de photos des groupes qui imposent des restructions media. Et pour cette année, cela implique pour nous de ne pas pouvoir vous proposer de photos de Korn, Linkin Park, Muse par exemple. Nous on le sait, on accepte la règle du jeu malgré la frustration mais on comprend bien ces choix de sélection de medias ça fait partie de nos habitudes. Mais je le rappelle ici car chaque année on me demande déçu pourquoi je n’ai pas fait de photos des têtes d’affiche. Non je ne les boude pas, je vais les choix qui correspondent à mes accès possibles.

Voilà, ceci étant dit, c’est parti pour un retour en arrière au mois de juin.

NB : Notre report à chaud sur le festival avec les nouveautés coté festivaliers, aménagments etc est toujours en ligne : Hellfest 2025 : nouveautés


Jeudi 19 juin


Skindred

Les premiers à se jeter dans l’arène sous un soleil de plomb cette année seront les gallois de SKINDRED au son de la musique de Star Wars. Pas réchauffé le chanteur Benji Webbe arrivera avec un gros manteau de fourrure avant d’envoyer ses tubes sur scène, entrecoupés d’autres jingles musicaux souvent empruntés à des films. Le mélange ragga et metal prend bien et le public apprécié visiblement son premier concert de l’édition. Nous y voilà c’est bien parti. Pas encore trop de monde, on voitencore l’herbe verte…ce qui ne durera guère.

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Skindred

Misþyrming

Changement radical d’ambiance à suivre puisque c’est sous la TEMPLE que je me réfugie, non pas pour fuir la canicule mais pour y rencontrer un groupe de black metal dont de beau pays qu’est l’Islande a le secret, je parle de Misþyrming (prononcez mis-thir-ming). Une atmosphère particulèrement envoutante avecses membres peinturlurés façon tribale pour un black brut de décoffrage. Les regards en transe du bassiste resteront dans les images fortes de ce festival. Un groupe à (re) découvrir et qui méritait indéniablement le détour sous la tente. 

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Misþyrming

Slomosa

L’heure est venue (oui déjà) de prendre une des claques magistrales de ce festival. Car les norvégiens de SLOMOSA sont annoncés à la VALLEY et ça c’est immanquable. L’intensité de jeu et la puissance de l’atmosphère dégagée par les morceaux de ce groupe sont indescriptibles. On peine à croire qu’un groupe envoyant tant de riffs à la minute et avec une telle intensité n’affiche encore que deux albums. Mais jusqu’où iront-ils ? D’ailleurs le public de plus en plus connaisseur de la Valley ne s’y trompe pas tant il est difficile de se faufiler jusqu’aux premiers rangs pour voir de près ces phénomènes nordiques et notamment la bassiste Marie, particulièrement photogénique ce jeudi dans une magnifique robe noire ajourée qui ne l’empèchera nullement d’envoyer autant d’énergie dans son jeu de scène qu’à l’accoutumée.

Coté Setlist, c’est du standard, il n’y a que deux albums et tout est bon. On entendra donc parmi les musts et d’entrée de jeu à suivre écabin fever » et « rice » (rien que ça) et on se délectera sur un « battling guns » d’anthologie quelques minutes plus tard. J’en reste sonné, ma journée est faite.

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Slomosa


Airbourne

Me voilà sur mon premier échec de la saison à essayer d’accéder à un pit photo. Trop de monde, trop juste entre deux concerts, c’est donc pas loin de l’entrée pit photo sur la droite de la scène principale la Mainstage 01 que je regarderai le show de mes chouchous rock’n roll australiens de AIRBOURNE. C’est de l’autre coté de la route du Champ Louet en 2010 que j’avais découvert la bande à Joel O’Keefe et sa propension à aimer se suspendre à la structure de scène pour aller jouer son solo à 25 m du sol au grand désarroi des équipes de sécurité.

Si l’ami Joel s’est un peu calmé sur ce point depuis cette tournée mémorable qui accompagnait la sortie de leur second album No Guts No Glory, leur musique n’a quant à elle pas pris une ride. Bon, elle n’a pas évolué des masses non plus soyons honnêtes. Airbourne a ceci de constant que le cocktail qui fait leur succès reste inchangé : riffs, beer, fun and rock’n roll, all loud.

La prestation de cette année restera comme une très bonne, même sans grande surprise, avec de la sueur et du rock, des flammes, des lancers de bière dans le public, un crowdsurfing de Joel … pour un finish attendu en apothéose au son de Running Wild.

Un excellent moment donc qui s’inscrit désormais dans les classiques du festival.

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Airbourne

Ihsahn

Après le rock’n roll australien, c’est le moment de revenir s’adonner à un autre classique d’un illustre personnage habitué du festival. Monsieur Ihsahn, avec son projet en nom propre, sans doute plus connu pour son implication en tant que frontman du célébrissime groupe Emperor qui s’est aussi produit de nombreuses fois à Clisson.

Sans surprise, Ihsahn, c’est du black propre, aiguisé comme un rasoir, une prestance immense et un son implacable qui mettra tout le monde d’accord. LA puissance et la précision des riffs nous rappellent que la notoriété du monsieur ne doit vraiment rien au hasard et on appréciera tout autant la gentillesse et la simplicité du personnage.

Un très beau moment de black (et à l’ombre).

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Ihsahn

Monkey3

J’avais un moment envisagé d’aller voir les très attendus Jinger mais je dois avouer que je me suis fait surprendre par l’affluence hors norme devant ce groupe ukrainiens plus que jamais sur le devant de la scène et que l’accès à la scène était totalement bouché j’ai donc du à contrecoeur renoncer. C’est un des problèmes que nous rencontrons pour accéder aux scènes lorsqu’une affluence exceptionnelle se masse très en amont d’un concert, nous n’avons malheureusement pas d’accès différent de celui des festivaliers et il peut arriver que la densité de foule précoce nous prive d’un concert. C’est ce qui s’est passé ici.

J’ai donc enchainé avec l’artiste suivant sur ma roadmap et je me suis dirigé vers la Valley pour assister à un des concerts qui me semblaient immanquables pour cette journée : MONKEY3.

Les suisses n’en sont pas a leur galop d’essai au Hellfest et c’est avec un immense plaisir, visiblement partagé par quelques milliers de personnes, que j’ai pu assiter à leur show.

A défaut de se distinguer par un jeu de scène mémorable, comme beaucoup de groupes de la scène Valley d’ailleurs, c’est avec leur atmosphère onirique et leur musique que les helvètes capturent votre attention et prennent le contrôle de votre esprit. Il en peu dès lors assez peu pour sentir votre âme s’élever au dessus du sol et planer au mielieu des étoiles. Pour ma part j’ai eu la chance de passer sur le mythique Icarus, un morceau hors du temps qui illustre assez bien l’atmosphère de Monkey3, si jamais quelqu’un tenté de découvrir le groupe se cherchait une porte d’entrée (mais il en existe plein d’autres).

Ce concert restera également dans mes meilleurs moments de cette édition.

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Monkey3

Sunn O)))

Changement de style pour aller voir (enfin voir …) SUN O))) …

Il est assez difficile de décrire ce groupe de drone qui nous viens de l’état de Washington aux Etats Unis. Musicalement d’abord, car le drone tire son nom de l’anglais et signifie littéralement bourdonnement (d’où le nom donné aujourd’hui aux petits appareils télécommandés volants, à cause de leur bourdonnement de gros moustique) et se caractérise par des sonorités abusant massivement des infra basses à vous décoller rétine et péritoine et tout organe de votre corps…

Ensuite, visuellement, car pour cela, il faudrait y voir quelque chose. L’autre caractéristique de Sunn O))) est d’évoluer dans une ambiance enfumée (mais vraiment enfumée), l’absence de repère visuel venant se mêler à l’étourdissement psychédélique du bourdonnement des amplis. Ah parce que des amplis ça il y en a. Un paquet même.

En tout cas, aller voir au moins une fois Sunn O))) dans sa vie me parait être une expérience à tenter, ne serait-ce que pour se faire son propre avis. Coté photo, c’était un petit peu compliqué je ne vous le cache pas :-)

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Sunn O)))

Orange Goblin

APrès Sunn O))) je suis allé voir KORN, la première grosse tête d’affiche du festival. Je ne vuos montrerai aucune photo puisque comme expliqué en préambule, je n’avais pas le droit d’aller dans le pit photo. J’ai donc posé l’appareil et apprécié le concert avec un regard et des oreilles de festivalier et ça fait plustot du bien aussi. Concert que j’ai trouvé plutôt pas mal à vrai dire, et on sait combien les concerts de Korn peuvent être inégaux.

Je me suis remis au boulot pour aller voir un concert à ne pas manquer : ORANGE GOBLIN.

Les britanniques avaient fait un concert mémorable en novembre dernier lors du WESTILL FEST à Vallet et avaient depuis lors annoncé se lancer dans une dernière tournée avant d’arrêter définitivement leur activité. Ils ne fallait donc absolument pas rater ce concert.

C’est donc naturellement un public très nombreux qui s’est massé devant la scène de la Valley poru une dernière communion avec unBen Ward survolté et sa bande de goblins en furie.

Un set incroyable balayant les 30 années de carrière du groupe et un Ben Ward s’offrant l’admiration de tout un peuple en brandissant un Gwen Ha Du sur scène. Tout y était pour un finish en apothéose en France …

PS : on vous avoue un truc, Ben et sa bande reviennent en novembre du coté de Vallet. Et cette fois ce sera vraiment leur dernière. Par contre … c’est déjà sold-out :-)

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Orange Goblin


Turbonegro

Enfin pour terminer cette première journée, rien de tel que de faire quelques mètres jusqu’à la WARZONE afin d’aller déconner au son bien déjanter de TURBONEGRO.

Ambiance « marins » digne d’une pub Gaultier, musique punk endiablée, le cocktail imparable our bien finir cette journée.

Comme souvent sur la Warzone, je n’aurai que 3 minutes pour faire quelques clichés (une chanson punk c’est court, à quand un temps de shoot en minutes et plus en morceaux ? Sur du punk on est trop court et sur du Moonsorrow ou du Monolord on est laaaaaaaaarges).

Je finirai donc ma journée en « fond de salle » à apprécier la ferveur du public devant les norvégiens enragés, avant d’aller chercher le repôs mérité d’une nuit réparatrice.

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Turbonegro


Vendredi 20 juin


Skiltron

Après une bonne nuit et une impasse sur le début de matinée (on n’a plus 20 ans et comme il n’y a pas de parking/camping presse pas loin du site j’ai bien 30 minutes de marche harnaché de 8 à 10 kg de matos à faire avant même de démarrer ma journée depuis le parking Est).

Et cette journée du vendredi, il était écrit qu’elle démarrerait au son du folk celtique punk de SKILTRON. Ayant croisé peu de temps auparavant l’ami Pereg Ar Bagol lors d’une de ses prestations avec son autre groupe Boisson Divine, nosu avions convenu que je serais là pour shooter Skiltron, promesse tenue.

Une excellente entrée en matière avec un groupe très visuel et une musique folk qui embarque à son bord la majorité d’un public qu’on surprendra même à se mettre à ramer en milieu de concert, visiblement ravi et conquis.

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The Warning

Passage en Mainstage 2 cette fois où le festival avait décidé de mettre à l’honneur les groupes féminins sur cette journée.

Illustration en l’occurrence avec THE WARNING, girl band mexicain composé en famille par 3 soeurs Daniela, Paulina et Alejandra, et qui nous ont gratifié d’un joli set aux influences multiples allant du hard rock à la pop (elles se revendiquent elles mêmes très influencées par Muse entre autres).

En toute sincérité, j’y ai trouvé sur plusieurs chansons de grandes similitudes dna sle voix et la musique avec Within Temptation, et j’ai même trouvé par moment que les envolées quasi lyriques de Daniela n’étaient pas du tout sans rappeler celles de Sharon Den Adel dans des albums plus anciens de WT… Je vous laisse me dire si vous avez eu aussi cette impression.
Quoi qu’il en soit, j’ai pu capturer quelques photos pour immortaliser leur passage dont les 3/4 de la setlist portait sur leur dernier album sorti l’an dernier (keep me fed).
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Kittie

Après un petit break, retour en Mainstage 02 pour la suite de la programmation féminine de la journée avec KITTIE et son nu-metal venu du Canada.

Il y a quelque temps encore, voir Kittie en live performer dans un festival relevait du pur fantasme.
Le groupe en effet est passé à deux doigts de la cessationd’activité et pour cause.
Après une jolie carrière démarrée à la fin des années 90 autour des 2 soeurs Lander, le groupe va rapidement enchainer six albums jusqu’an 2011 et la sortie de « i’ve failed you ».
S’en suivra alors une période sans nouvel opus et le tragique décès de sa bassiste en 2017.
C’est alors la mort programmée du groupe jusqu’à 2022 et l’annonce surprise de la reformation et de la sortie d’un nouvelle album « fire » ainsi que de nombreuses prestations en festival.
Et c’est ainsi que Kittie s’est retrouvée sur la mainstage pour le plus grand bonheur de ses fans de la première heure qui étaient nombreux à scander le nom de Morgan !
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Kittie

Royal Republic

Retour sur la Mainstage mais cette fois la première pour aller voir un groupe qui officiait pour la première fois en terres clissonnaises.
Ils étaient clairement un des OVNIs de cette édition dont on disait qu’elle était ouverte musicalement.
Pour leur première venue, les suédois de ROYAL REPUBLIC ont mis tout le monde d’accord (dites moi le contraire et pourquoi) ce vendredi après midi sur la Mainstage.
Avec leur rock’n roll moderne et qui n’est pas sans rappeler un autre groupe qui jouait ici pour la première fois (Cachemire) au niveau du son de certains morceaux, ils se sont même offert le luxe d’une reprise de Venus des Bananarama !
Une première particulièrement réussie selon moi, et si j’en juge par le public venu nombreux et particulièrement déchaîné, je ne suis pas le seul.
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Epica

Comment mettre les artistes féminines à l’honneur sans penser à la talentueuse et divine chanteuse du groupe hollandais EPICA ?

La bande de Mark Jansen était bel et bien au rendez vous de cette édition clissonnaise.

Sous une chaleur torride et en plein soleil, la pauvre Simone Simons a du avoir bien chaud tout de noir vêtue à chanter pour faire découvrir à la plupart du public les titres de leur dernier album Aspiral sorti au printemps dernier. Sans parler de la pyrotechnie en front de scène.
10 titres pour un show d’une heure avec une bonne distribution hors nouvel album balayant les anciens opus.
Mention spéciale pour Beyond the Matrix qui fait toujours son petit effet.
Encore un grand classique du metal symphonique et désormais un incontournable du Festival.
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The Hu

Ils viennent de Mongolie et étaient de retour à Clisson deux ans après leur performance qui avait causé une quasi émeute aux abords de la Temple tant tout le monde voulait les voir, et quand je dis tout le monde ça veut dire qu’on aurait pu mettre 4 à 5 fois l’affluence de la Temple devant le concert …

Du coup, c’est sans grande surprise que The HU jouait cette fois sur la Mainstage 1 devant un parterre déjà bien rempli (dernier concert avant Muse sur la même scène).
Ne pouvant accéder au pit photo du fait de cette déjà très forte affluence j’ai décidé de m’approcher un peu dans le public et j’ai shooté de loin quelques photos au 850.
Cela permettra déjà de vous donner l’ambiance générale.
Coté musique, The Hu surfe sur la vague tendance de la musique ethnique ancestrale revisitée avec une base musicale rythmique metal. Et soyons honnête c’est plutot efficace. Les lascars se sont même offert le luxe de reprendre « The Trooper » d’Iron Maiden.
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The Hu

Within Temptation

Voici un des concerts que j’ai pu suivre en intégralité puisque je me tenais placé en face de la mainstage 1 avant le concert de Muse (pas d’accès photo autorisé bien sur).
Du coup difficile pour un photographe équipé de ne pas tenter de prendre quelques clichés, même en étant loin (environ 50m de la scène et décentré vers la droite).
Heureusement j’avais apporté pour la première fois mon ensemble de lentilles me permettant de pousser la focale jusqu’à un dinguissime 850mm (même s’il ferme du coup le diaphragme en butée à f1/9 pour les technophiles).
Au final, je m’autorise à publier cet album en en appelant à votre indulgence sur la qualité, bien inférieure à l’habitude mais que je trouve tout de même intéressant techniquement.
Ah sinon le concert de Within Temptation ?
Il était incroyable pour tout fan de WT.
Que des tubes, 3 titres de mon album préféré the unforgiven, un Paradise moins bien qu’en 2016 (comment oublier l’apparition en chair et en os de Tarja Turunen pour ce duo), une grosse claque sur « what have you done » et un final habituel mais toujours magique sur « mother earth ».
Bref, un gros retour à ma jeunesse et à ma période sympho qui faisait du bien.
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Within Temptation

Heilung

Je passe donc sous silence le concert de Muse sur lequel je n’ai pas pu faire de photos et que j’ai regardé depuis le public. Moultes lignes ont déjà été écrites sur le groupe et sa prestation entachée de problèmes de sons assez inexplicables à ce niveau d’expertise sur un festival. Mais ils ont fait le  job et ne sont pas venus en terrain conquis, ils ont donné ce qu’ils avaient avec beaucoup d’energie et en cela je trouve la prestation que j’ai vue tout à fait respectable.

Ceci étant dit, il est temps de se diriger pour la dernière transe de la soirée et le rituel de HEILUNG.

On ne présente plus Heilung et ses transes chamaniques qui désormais font partie des « rituels » des festivals de metal.
Elle est loin la claque de 2018 quand le monde clissonnais découvrait sous la Temple la claque et le visuel de cette formation comportant des membres du Danemark, de Norvège ou encore d’Allemagne.
Leur second passage au Hellfest en 2022 avait connu une telle affluence sous la Temple encore une fois que pour cette édition il n’y avait d’autre choix que de jouer sur la Mainstage 2 en clôture de la journée du vendredi.
Au même endroit qu’un concert de Wardruna qui avait également clôturé une journée de festival en 2022. A croire que les ondes de la MS2 se prêtent aux rituels.
En tout cas c’est une nouvelle fois une invitation au voyage d’une force incroyable que tout le peuple clissonnais à reçu pour finir cette journée, au son d’instruments improbables et de percussions tribales, de chants primitifs et de rituels sacrés, réveillant ce qu’il y a de plus reptilien en nous et nous emportant dans la danse. En un mot, magnifique.
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Samedi 21 juin


Conan

Le samedi pointe le bout de son nez et on sent déjà que ça tire sur les organismes. Je zappe encore une fois le début de matinée pour trier sur le PC les photos des deux jours précédents et je me décide à me rendre sur le site du festival pour aller voir Conan et démarrer ma journée.

Quoi de mieux qu’un petit moment de Doom bien gras pour se remettre de la sieste de début d’après midi ?
C’était ce que proposait le groupe Conan en ce samedi après midi si vous arriviez à vous trainer jusqu’à la Valley pour en profiter.
La température était alors à peu près à son maximum, les organismes au ralenti, quasi en mode survie, la bande son la meilleure pour accompagner tout cela, c’était bien sur Conan.
Lourdeur et moiteur au rendez-vous, des rythmes martelés tels les pas d’un pachyderme agonisant, des voix lancinantes qui vous invectivent le tout pour 45 mn de cérémonial pour un public acquis qui acquiessait de la tête au rythme lent du batteur.
C’était parfait.
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Conan

Visions of Atlantis

C’est un des concerts que je n’avais pas sépacialement prévu d’aller voir mais il arrive que l’opportunité de passer tout près du pit photo et de s’apercevoir que la voie est libre et que le groupe sur les écrans semble plutôt photogénique.
Et hop me voilà parti découvrir Visions of Atlantis, groupe de metal symphonique autrichien que je ne connaissais absolument pas bien.
Le groupe inscrit son univers dans la piraterie que ce soit dans le visuel en backdrop, les costumes ou encore les textes des chansons.
Si les musiciens sont autrichiens, le chanteur est italien et la chanteuse française. Clémentine est au chant depuis 2013 et Michele depuis 2018, à une époque ou la quasi totalité du groupe avait été remplacée.
Un moment bien sympathique tels qu’on les aime durant les après midis de festival. C’etait parfait à ce moment.
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Myles Kennedy

Inutile de présenter ce grand monsieur du rock’n roll.
Myles Kennedy est un habitué de la Mainstage du Val de Moine.
En effet, si on additionne tous ces passages à Clisson avec ses différents projets, on arrive à presque dix passages.
Déjà venu en 2022 en son nom propre, Mr Kennedy était aussi venu avec son groupe Alter Bridge où il gratte avec Mark Tremonti ainsi qu’avec son autre contribution musicale de longue date avec Slash, le fameux guitariste de Gun’s n Roses.
La dernière fois, c’était en 2023 avec Alter Bridge si je ne m’abuse.
Et c’est toujours un plaisir de se laisser emporter par le rock brut de ce guitariste de talent et dont la voix reste toujours aussi belle.
Là encore, on est dans du classique tel qu’on l’aime, ce genre de concert qui fait goûter l’ambiance presque paisible d’un grand festival, pas trop près, une bière à la main, avec des potes à se dire qu’on est bien là en cette fin d’après midi …
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Myles Kennedy

My Sleeping Karma

C’est à présent le début de la soirée (ou la fin d’après midi c’est selon) et le temps pour moi de me rendre sur la terre sainte de la VALLEY pour assister à un concert qui revet pour moi un affect tout particulier tant je suis ce groupe depuis longtemps et ai bien cru qu’il allait disparaitre. Je parle des allemands de MY SLEEPING KARMA.

On les aura attendus et on était tellement heureux de les revoir sur scène.
Bien sur, ils ont traversé des épreuves tragiques et bien sur cela ne sera plus jamais comme avec Steffen, leur batteur tristement décédé en 2023.
Mais le groupe a fait son deuil et a décidé qu’il fallait continuer et lenouveau batteur André qui n’est pas un inconnu du groupe puisque c’est un ancien tech son et lumière qui tournait avec eux a accepté de passer derrière les futs pour continuer d’écrire l’histoire.
Un bel hommage a Steffen a été rendu durant le set qui a enchaîné les classiques comme Ephedra ou Brahama devant des spectateurs en transe comme à chacun des concert de MY SLEEPING KARMA – OFFICIAL .
Mais voir le sourire revenir sur le visage de Seppi était en soi un moment de bonheur tellement intense qu’il se passe de tout autre mot.
Merci pour ce que vous faites, merci pour Steffen, et à très bientôt encore.
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My Sleeping Karma

Terror

Sans transition aucune, l’émotion passée, me voici transitant vers la Warzone histoire de me remettre dans le bain à grands coups de cris et de violence. Rien de tel qu’un petit TERROR pour cela.

Le moins que l’on puisse dire c’est que les enragés californiens sont des habitués de l’endroit puisque c’est rien de moins que leur septième passage par le Val de Moine depuis 2009.
Et Scott Vogel et sa bande n’ont pas mis longtemps à retrouver leurs marques pour délivrer un set explosif de quatorze titres (oui c’est court un morceau hardcore donc y en a beaucoup, par contre ça n’aide pas les photographes qui ont mécaniquement moins de temps pour faire le job … )
L’ami Scott avait décidé d’avoir la bougeaotte et était bien difficile à cadrer. Coté public, les slammeurs s’en sont donné à coeur joie (et la sécurité aussi du coup).
Bref c’est passé super vite, c’était puissant et super violent, c’était parfait, me revoilà re-boosté à fond pour la suite !
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Terror

Vola

Après la violence de Terror j’ai revu ma roadmap pour m’aventurer sous l’ALTAR et y trouver un groupe auquel je m’attendais peu.

C’était probablement un des concerts les moins énervés de la scène ALTAR pour cette édition du Hellfest. A titre personnel j’étais même surpris de les y trouver car coté prog on évolue avec VOLA plutot dans un registre proche du post-rock avec des nappes filantes et un chant clair lancinant et parfois mélodique.
Les danois de VOLA étaient pourtant bien là pour nous distiller une heure durant leur savant mélange de metal progressif et de post rock.
Coté musique la quasi intégralité du set s’est concentrée sur les deux derniers albums (witness sorti en 2021 et friend of a phantom sorti à l’automne dernier).
Pour ma part c’était la première fois que j’avais l’occasion de les voir en live et j’avoue que sincèrement j’ai apprécié ce que j’ai entendu. Je me suis même surpris depuis à les réécouter.
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Vola

Abbath

On ne présente plus le phénomène ABBATH -Official- et ses mimiques caractéristiques.
Connu depuis des années pour avoir été membre fondateur d’Immortal, son départ fracassant il y a une dizaine d’années a remis en route ses side projects comme Bömbers son tribute à Mötorhead et bien sur Abbath son groupe éponyme qui était présent ce samedi sous la Temple au Hellfest.
C’est pourtant au son de titres phares de Immortal que le concert s’est déroulé aveuglant public et photographes de lumières éblouissantes et de stroboscopes.
Inutile de vous dire que c’est donc un exercice plus que contraint qu’il a fallu réaliser pour sortir quelques photos de ce concert bien énervé comme seules les Altar et Temple peuvent fournir.
C’était violent, aveuglant, toujours drôle aussi (avec Abbath on se marre tout le temps, obligé) et donc c’était parfait.
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Abbath

Russian Circles

On ne rigole plus, voici l’heure d’aller voir un des concerts que j’attends le plus (avec Slomosa et MSK) : RUSSIAN CIRCLES.

Quand les patrons du post rock instrumental viennent poser leurs amplis du coté de Clisson, il est évidemment impensable de manquer le concert.
Russian Circles et ses hymnes tantôt oniriques, tantôt angoissants, toujours eblouissants et captivants a littéralement conquis la Valley et ses 10000 spectateurs (si ce n’est pas plus car « ça débordait bien sur les côtés » comme dirait l’esthéticienne).
Quel panard d’être aux premières loges pour se manger un « Harper Lewis », titre culte de l’album Station à pleine puissance (et qui reste à date un de mes préférés même si d’autres plus récents sont également très bons).
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Dream Theater

Pour cloturer cette journée, un événement nous était proposé avec le concert des américains de Dream Theater et leur metal progressif.
Attendu car ce n’est rien de moins que le membre fondateur Mike Portnoy lui même qui était de retour derrière les futs depuis 2023 après dix années d’absence et donc pour sa première venue à Clisson !
Un événement qu’il fallait immortaliser en photo, c’est donc chose faite. Mike Portnoy était pourtant difficilement visible derrière l’immense batterie dressée pour la star du soir en plein milieu de la scène et très relevée !
Mais beau joueur l’ami Mike aura la gentillesse de se redresser tout au long du set pour harranguer ou saluer la foule (et permettre quelques clichés pour immortaliser l’instant).
A noter que le groupe avec Portnoy vient de sortir un nouvel opus intitulé Parasomnia en février dernier.
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Dream Theater

Dimanche 22 juin


Messa

Nous étions déjà tombés sous le charme de MESSA lors du dernier passage des italiens en 2022 sous la Valley qui était encore à ce moment une tente qui trônait à la place du Sanctuary.
La belle Sara avait alors les cheveux rouges et nous avait hypnotisés par sa voix et sa présence.
3 ans ont passé et c’est vêtue d’une magnifique robe noire et avec ses cheveux au noir retrouvé que la belle chanteuse est venue avec ses musiciens défendre son nouvel album « the spin » sorti au printemps dernier.
A noter que pas un titre n’est commun avec leur dernier passage puisque 100% du set a été consacré au nouveal opus, avec des morceaux doom martelés lourdement et des morceaux très aériens mettant en valeur la voix de Sara.
Un set parfait pour démarrer cette dernière journée, un moment hors sol et hors du temps, tout en douceur et en sensibilité. C’était magnifique.
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Shâarghot

Changement radical d’ambiance pour un autre set que je ne voulais absolument pas manquer, celui des français de SHAARGHOT.
Et il fallait arriver tôt pour assister au concert de Shaârghot en ce dimanche, dernier jour de festival.
Car la cote des cyberpunks a bien grimpé et le public ne s’y trompe pas, sachant parfaitement qu’il prendra là une de ses plus grandes claques du festival.
Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il l’a prise sa claque.
Etienne, Bruno et les autres étaient dans une forme olympique pour délivrer un set d’une violence post-apocalyptique parfaite avec un décorum et des costumes en constante évolution.
A chaque fois que je vois Shaarghot, un nouvel élément arrive, un personnage change, les costumes, tout est en constante amélioration, et ce souci du détail contribue logiquement et grandement au succès du groupe.
Si vous les avez manqués, courez les voir à leur prochain concert.
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Fleshgod Apocalypse

Après le carnage post-apocalyptyque de Shaarghot, c’est vers l’Altar que je me suis dirigé pour aller à la rencontre d’un de mes groupes fétiches, les italiens de FLESHGOD APOCALYPSE.

Leur dernier passage à Clisson remontait à 2022, c’est fort d’un nouvel album Opera sorti l’an dernier que les italiens revenaient en découdre sous l’Altar quasi comble.

Le temps a passé et le line up a changé depuis notre première rencontre en 2016 et l’ami Francesco Paoli a démontré l’étendue de son talent en passant par divers postes du groupe, passant notamment de la batterie au chant après le départ de Tomaso Ricardi il y a quelques années de cela.

Le set a démarré sous une lumière divine avec Veronica la cantatrice délivrant un chant lyrique d’une clarté magnifique qui fit tomber le silence sous l’Altar. Puis les titres se sont enchainés rapidement pour délivrer un set équilibré de 55 mn environ laissant la part belle au chant rauque de Francesco Paoli et aux clowneries et mimiques de l’autre Francesco (Ferrini) au piano, un peu caché dans la configuration du jour mais toujours aussi esthétique.

Bref comme à l’accoutumée un set agréable, sans grande surprise, mais qui faisait du bien.

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Refused

Il est loin le temps ou Refused jouait sous la tente Warzone en 2012 devant des festivaliers hystériques les pieds dans la boue…

13 ans ont passé, 3 passages au Hellfest Open Air Festival depuis dont celui de cette année qui revet un caractère particulier.
Non seulement parce que le groupe est programmé sur la Mainstage plutot qu’à la Warzone, mais aussi et surtout parce que la bannière en backdrop 1991-2025 laisse peu de place au doute. Refused c’est terminé à la fin de l’année et c’est donc l’ultime passage en terre clissonnaise. Un immanquable donc.
L’occasion de profiter une heure durant des cris enragés de Dennis Lyxzén, joliment vêtu d’une chemise rose pour l’occasion,  une dernière fois et pour moi d’aller capturer ce moment historique (malgré la difficulté de l’avancée de scène prévue pour les têtes d’affiche qui limitait fortement la visibilité…mais bon on s’en sort toujours)…
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A day to remember

Après une petite pause repas, il est temps d’enchainer pour la dernière soirée de cette édition 2025.
Direction la Mainstage pour retrouver sur scène A DAY TO REMEMBER. Les américains peuvent se traguer d’un line-up relativement stable depuis leur création en 2003, contrairement à d’autres groupes de cette génération.
Emmenés par leur charismatique chanteur Jemery McKinnon, ils étaient de passage par Clisson pour la quatrième fois mais d’un autre coté l’événement était là puisque le dernier passage remontait à 2017, soit il y a quand même déjà 8 ans !
Sous une chaleur qui devenait enfin supportable ce dimanche, ils ont livré un set d’une heure faisant la part belle à d’anciens albums comme « homesick » tout comme à leur dernier opus « big ole album vol1 ».
Un set bien propre et riche d’effets pyrotechniques devant un public chaud comme la braise et disons le conquis d’avance.
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Cypress Hill

Si beaucoup d’encre a coulé autour de la venue de Muse cette année ou encore de Shaka Ponk ou des Foo Foghters l’an dernier, je n’ai pas l’impression d’avoir entendu autant tergiverser au sujet d’un autre OVNI dans l’univers d’un festival de musiques extrêmes comme le Hellfest : je parle des rappeurs américains du groupe Cypress Hill.
Et pour cause, Sen Dog, B.Real, Eric Bobo et DJ Muggs sont d’avantage des habitués de festivals plus « mainstream » qu’affiliés au rock ou au metal.
Et pour autant, l’accueil qui leur a été réservé sur la mainstage a été excellent, preuve en est que le métalleux sait se montrer curieux, ouvert ou tout simplement multi-style.
Il est vrai que le rap a depuis longtemps fusionné avec d’autres styles musicaux (citons Primal Scream ou les Beastie Boys dans les années 80 où bien sur RATM dans les années 90).
Le public a bien plus que répondu présent, on peut réellement parler de « grosse ambiance », le groove passait parfaitement dans l’atmosphère de début de soirée, peu avant que la nuit tombe.
Les rappeurs officiaient sur la Mainstage 1, ils étaient les derniers à jouer sur cette scène avant le clou du festival Linkin Park.
De nombreuses personnes étaient donc déjà placée pour la tête d’affiche à qui on trouvera des points communs peut-être au travers de l’univers très teinté rap et hip hop de Mike Shinoda et qu’on retrouve dans des morceaux comme « in the end » par exemple.
Toujours est il que ce pari là fut très largement gagné, bonne pioche pour le Hellfest.
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Falling in Reverse

Les conditions étaient compliquées pour shooter les américains de Falling In Reverse … Ils faut dire que le controversé Ronnie Radke et ses musiciens jouaient le dernier soir, juste avant la tête d’affiche ultra attendue qu’était Linkin Park.
Et comme bien entendu nous n’avions pas l’autorisation de shooter Linkin Park, je m’étais résolu à rester dans le public après Cypress Hill afin de profiter au moins du concert en mode public. A ce moment, le monde massé devant les deux Mainstages était considérable et toute tentative d’accès au pit photo se serait soldée par un échec.
C’est donc en me faufilant un peu dans le public à près de 50 m de la scène et de biais que j’ai tenté de capturer ces quelques photos avec mon montage prévu à cet effet pour une focale de 850mm.
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Linkin Park

Quelques mots sur le très attendu concert de LINKIN PARK à défaut de photos.

L’accueil aura été bien différent de celui de 2017 et de loin. Je pense que ce dernier concert ou le public s’était comporté de façon inadmissible est resté dans toutes les mémoires, surtout quand on sait le sort qui attendait Chester Bennington quelques semaines plus tard.

Il semble évident au vu de l’entrée en scène d’Emily Armstrong que ce concert pesant était dans toutes les mémoires et j’ai trouvé Emily poussive au départ, sans doute tétanisée par l’endroit ou le poids de Chester était si présent. Ce n’est que lorsque des morceaux écrits pour elle issus de From Zero sont arrivés et que le public s’est déchainé (positivement cette fois) que la nouvelle chanteuse s’est enfin lâchée pour le reste du set.

De monpoint de vue, la voix d’Emily colle assez bien au niveau du timbre avec le répertoire existant du groupe et se marie à merveille avec celle de Shinoda. Pour autant, si leur dernier album est excellent et taillé sur mesure, je peine avec l’interprétation de titres anciens comme Numb ou In the End, notamment du fait que les morceaux aient été lourdement transposés pour coller dans les aigus de la belle Emily. Au final, j’ai du mal à me les réapproprier et je continue pour ma part à écouter les versions originales.

Mais de l’eau à coulé sous les ponts et le projets LP 2.0 est désormais bien lancé et je leur souhaite le meilleur. Pour être honnête j’étais ravi d’assister à ce concert que j’ai trouvé excellent une fois qu’Emily a brisé la glace.

Peu après la fin du set, le public put assister à un magnifique feu d’artifice avant de se disperser et de rêver déjà à l’édition prochaine.

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(c) Gaël HERVE pour les crédits photo.

Merci à FRANCE METAL pour la confiance pour le représenter auprès du festival.

Merci à l’équipe HELLFEST PRODUCTIONS pour l’accréditation, témoin de votre confiance.

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