Interview du groupe Esprit d’escalier

Retrouvez l’interview du  groupe Esprit d’escalier  basé sur Orléans

Comment est née votre groupe ?

C’est à l’initiative de Renaud (guitariste et chanteur). Il jouait déjà dans le projet Chaos Rules (Métal), mais il souhaitait avoir un projet plus « soft », plus facilement programmable pour le live. Il travaillait déjà avec Vincent (bassiste) sur Orléans. Pour ce nouveau projet, il a posté une annonce sur le site de la Fracama pour trouver un batteur. Matthieu qui est de Tours y a répondu. C’est lors d’un concert de son autre projet Chaos Rules que Renaud a rencontré Baptiste (guitare), et lui a proposé d’intégrer le groupe. C’est ainsi qu’Esprit d’Escalier est né. Depuis son line-up n’a pas bougé car l’alchimie s’est opérée et persiste depuis bientôt 3 ans.

– Comment définiriez-vous votre musique ?

Nous évoluons dans une veine prog rock/métal où les guitares techniques sont très présentes avec des signatures rythmiques très variés à l’intérieur de chaque morceau. Nos influences sont très diverses à l’intérieur du groupe, mais ce qui nous rassemble c’est avant tout les musiques métal assez techniques.

– Quelles sont les étapes importantes qui ont marqué le groupe ?

Celle qui nous a le plus marqué est d’avoir été lauréat du Dispositif Propulson mis en œuvre conjointement par l’Astrolabe et Polysonik en 2019. Cela nous a permis de nous rapprocher d’acteurs professionnels qui ont pu nous accompagner. Nous avons passé une semaine et demie en résidence, et les différentes formations nous ont fait franchir un palier. Cela nous a entre autres permis de nous rapprocher d’un réseau de professionnels.
Auparavant, nous avions sorti un premier EP éponyme enregistré à Polysonik que nous avions mixé nous-même, première démo nous ayant permis d’effectuer une vingtaine de dates dans toute la France.

Pour notre premier LP, nous avons enregistré la batterie dans un studio alors que le reste de l’enregistrement, nous l’avons réalisé à la maison. En revanche nous avons fait appel à un professionnel pour le mixage. Grâce à cet album, conçu pour être une image reflétant l’évolution et la maturité du projet, nous avons pu booker une trentaine de dates.

– Quels sont vos meilleurs souvenirs ?

La release party à l’Astrolabe pour la sortie du LP a sans conteste été un moment fort. La salle était pleine et nous avons eu un réel plaisir à jouer nos nouveaux titres. Cela nous a permis d’élargir notre audience. Les échanges après le concert étaient très positifs et encourageants. Montrer à nos partenaires qui nous avaient accompagnés le résultat de ce qu’ils nous avaient apporté a aussi été une belle satisfaction.

– Comment vivez-vous cette période de crise sanitaire ?

Avec la sortie de l’album, nous avions réussi à booker une trentaine de dates partout en France, dont une tournée d’une semaine. C’est donc assez désolant pour nous. Sur la totalité des concerts prévus, nous en avons effectué que 4 ou 5. A deux semaines près, nous n’aurions pas eu la Fire Master mais aussi notre Release Party ! Pour nous la crise sanitaire a marqué un arrêt brutal en pleine ascension. Cela nous a tellement impacté que 2020 aura été pour le projet une mise en sommeil. Tout a été mis en standby. On ne se voyait plus et nous n’avions pas l’habitude de travailler à distance. Nous avons tout de même commencé à travailler sur la suite pendant l’été 2020 lors d’une résidence de composition. Nous avons besoin de nous voir pour le travail collaboratif que nous souhaitons développer. Il a donc fallu prendre son mal en patience.

– Quels sont vos projets ?

Nous commençons à travailler sur le futur EP que nous voulons sortir en maîtrisant toutes les étapes de l’enregistrement, sans aides extérieures. Ce format court nous coûtera moins cher à réaliser. L’idée étant de nous faire la main pour ensuite réaliser un LP qui sera plus conceptuel (à vrai dire, l’EP est déjà conceptuel…). Nous avons pu nous voir pendant deux semaines cet été et ce fut très productif et réjouissant. Nous avons travaillé plus collaborativement que par le passé. Auparavant Renaud apportait des compositions presque finalisées et chacun rajoutait son petit grain. Maintenant nous nous orientons vers un travail où les compositions sont le fruit des idées de chacun que ce soit en jam ou en amont. Cette nouvelle façon de composer a créé une émulation collective qui nous donne encore plus envie d’être ensemble. Parallèlement nous réfléchissons beaucoup à notre stratégie pour l’avenir et la sortie de cette crise. Ce qui est sûr à ce stade, c’est qu’il nous faut avoir de nouveaux contenus à proposer. Nous voulons réserver nos moyens financiers à des contenus vidéos comme nous l’avions fait pour la sortie du précédent LP pour lequel nous avions présenté trois clips excellents, réalisés par Plume Noire Studio à Orléans.

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