Interview du groupe PROTOGONOS

A découvrir l’interview du groupe PROTOGONOS  groupe de Metalcore mélodique.

Comment et quand est né Protogonos (2016 à Reims, je crois) ?

C’est en effet en 2016 que l’histoire du groupe commence, à l’initiative de Ben et Jeremy.

Aussi simplement qu’un guitariste qui rencontre un batteur se disent, “Et si on faisait de la musique ensemble ?”

Rapidement après, le jeu des annonces et des relations a permis de compléter le groupe.
Aurélien a d’abord répondu à une annonce, lui et moi nous connaissions depuis plusieurs années et c’est comme ça que j’ai rejoint le projet.

C’est à cette période que les premières lignes de notre vision du projet se sont posées.

– Comment définiriez-vous votre musique ? Quelles sont vos influences ?

Aujourd’hui je pense que l’on peut parler d’un Metalcore à forte influence Hardcore, avec un choix de positionnement sur la période du milieu des années 2010 (I killed the Prom Queen, The Devil Wears Prada, etc…).

On recherche l’efficacité du riff, de la mélodie et l’impact du breakdown.

 

– Quelles sont les étapes importantes qui ont marqué le groupe ?

Si l’on considère les 5 dernières années, je pense que la sortie de notre premier album LP a été une étape importante.

Au-delà de la portée qu’il a pu avoir, ou ne pas avoir, c’est l’expérience acquise qui a été importante.

Celle pendant son écriture et sa production, mais aussi celle à postériori.

On est plutôt critique sur nous-mêmes.

Cet album est la base de ce que l’on fait aujourd’hui. Mais aujourd’hui on le fait mieux.

A vrai dire, j’espère que l’étape importante est encore devant nous.

 

– Quelle est votre discographie ?

Donc un EP “Ex Nihilo” sorti le 30 Décembre 2017.

Puis notre premier album LP “From Chaos to Ashes”, sorti le 10 Janvier 2020.

 

– Quels sont les messages que vous souhaitez transmettre par le biais de votre musique ?

Le message global est une invitation à la curiosité, à entretenir le libre arbitre et faire preuve de bon sens, par rapport à ce qui nous entoure, ce que l’on peut voir et entendre.

C’est aussi un encouragement à la résilience pour les jeunes générations et celles à venir parce qu’aujourd’hui, déjà, tout est “pression” autour d’eux, dès leur plus jeune âge.

On a cette responsabilité aujourd’hui de leur donner les moyens d’être des acteurs du changement demain.

 

– Quels sont vos meilleurs souvenirs ?

Écoute, je vais parler d’un des plus récents.

Mais je crois que notre concert de reprise en 2021 (TRAMFEST (Troyes – 10) le 4 Septembre) restera un vrai souvenir très longtemps.

Déjà, le contexte, après 18 mois sans date.

Ensuite le public nombreux et surtout dé-chai-né.

Tout le monde avait le sourire, c’était génial de voir les gens kiffer le moment, pour beaucoup c’était le premier concert après tout ce temps.

Et puis, c’était aussi le premier concert de Thomas avec nous.

Il avait rejoint le projet pendant le confinement près d’un an auparavant et c’était notre première scène ensemble.

 

– Comment avez-vous vécu la période de crise sanitaire ?

2020, on a pris le premier confinement dans la gueule, comme tout le monde.

Notre album était sorti depuis deux mois, on venait de lancer la promotion.

Mais on s’est vite dit que la situation pourrait perdurer, qu’il fallait passer à autre chose et préparer la suite.

On a pu se structurer, s’organiser techniquement pour pouvoir être autonome sur la pré-production chacun chez nous, on a adapté notre manière de travailler à la situation.

Aurel a abattu un travail colossal sur le son et la prod pour pouvoir proposer un rendu vraiment tiré vers le haut, et on a écrit pour préparer, finalement, nos singles de 2021.

On a consacré aussi beaucoup d’attention à l’animation de nos réseaux sociaux pour maintenir le lien avec nos Fans. C’était important pour nous.

Ça a permis de maintenir la dynamique durant cette période et toujours avoir le regard porté vers l’avant.

 

– Auriez-vous une anecdote concernant le tournage d’un de vos clips (sur le tournage d’Overdrained par exemple) ou concernant l’enregistrement d’un de vos albums ?

Pas concernant Overdrained, mais Embrace Your Truth.

En fait on a tourné ce clip en plein mois de Novembre 2020, donc pendant le 2ème confinement.
On le préparait depuis longtemps et je crois que deux jours après avoir fixé la date de tournage, le confinement a été annoncé.
Je pense que tourner ce clip était devenu l’exutoire de l’année 2020 pour nous tous, alors on ne s’est pas posé la question longtemps.

On a quand même essayé de faire les choses proprement.
Ayant un statut d’asso, j’ai pu faire des contrats de prestation artistique à tout le monde, des attestations de déplacement aussi.

Je ne sais pas dire si c’était vraiment en règle tout ça, mais en tout cas j’espérais que ça fasse suffisamment officiel pour faire illusion si besoin.
Le réal est venu de Paris en voiture avec son attestation, on ne savait pas s’il n’allait pas se faire refouler sur la route.

On avait réussi à avoir l’autorisation pour tourner dans un super lieu URBEX, privé et isolé. Et je me souviens que le gardien n’était pas au courant quand on est arrivé.
Petit moment toujours sympa aussi.

Mais voilà, finalement ça s’est merveilleusement bien passé.
Le lieu était vraiment cool, dans une ambiance Hardcore Underground, c’était notre premier tournage et on a croisé personne.
Un excellent souvenir.

 

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– Vous avez partagé l’affiche avec Loudblast deux fois en cette fin d’année, hasard ou lien particulier ?

En fait, on a joué avec eux qu’une seule fois 🙂

La date était vraiment cool et les mecs sont des machines à live qui savent rester abordables. C’est toujours un plaisir de s’imprégner de leur expérience.

Mais non, pas de lien particulier.
Ceci dit, Stéphane, si tu lis cette interview !! Lille – Reims, c’est pas loin !

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– Quels sont vos projets ? Vous avez sorti 3 singles cette année, y’a-t-il un album en prévision qui sortira en 2022 ?

On n’était pas nécessairement prêt à faire un album, ça a pris un peu de temps de digérer le sort de FCTA.

Mais on voulait occuper 2021 avec du contenu, on voulait d’abord rester présent et voir ensuite.

Alors on a commencé le boulot

Mais finalement, en écrivant, la machine s’est lancée et avec le temps l’idée à évoluée.

On a évoqué l’EP, et puis on s’est rapidement orienté vers la préparation d’un album qu’on espère pouvoir sortir dans de bonnes conditions en 2022.

Si toutefois on ne retombe pas dans une logique de restriction, voire d’annulation, des évènements culturels d’ici là.

On préfèrera temporiser plutôt qu’une nouvelle fois ne pas pouvoir faire la promotion en live de l’album.

 

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– Y’a-t-il des concerts déjà programmés pour 2022 ?

On est plutôt dans une phase de finalisation de l’album actuellement, donc plus orientée production, label, promotion, visuel, nouveau merch, etc… et recherche de dates.

Ce qui veut dire qu’on est en train de démarcher pour organiser sa promotion live, et plutôt après sa sortie.

On saura communiquer sur tout cela d’ici quelques semaines.

Mais d’ores et déjà, on a accepté des opportunités qui se sont présentées et on peut évoquer par exemple le 30 Janvier à Lille au Brat’Cave avec les excellents EMPREINTES (+guest), et notre participation au Fort Metal Fest (52) le 23 Avril 2022 et une très belle affiche 100% française puisque que nous allons partager le plateau avec Heart Attack, Deficiency, Destinity, Chabtan et Akonit.