Report par Sabrina M. Lozen – Photography / extrait vidéo kermhit
Jour 2 – 25/10/2025
Le samedi commence sur un rythme plus détendu. Bingo metal, jeux, animations : la Firemaster montre son visage le plus ludique. Mais très vite, le fond reprend le dessus.



La table ronde sur le thème « Quand le Metal vise l’international », puis la conférence « Metal et écologie », ouvrent des discussions essentielles.



Ici, on parle d’avenir, de responsabilité, sans jamais perdre la passion qui anime cette scène. Les démonstrations culinaires surprennent et rassemblent, pendant que le plateau radio continue de capter les voix et les idées.


Air band en fin d’après-midi : second degré assumé, éclats de rire, et cette impression que la Firemaster est avant tout un espace de liberté.
La soirée démarre à 19h pour se prendre des déferlantes de riffs, de growls et de blasts en pleine face. Place aux hurleurs, gratteux et marteleurs !
C’est Kamala qui lance la soirée avec un Thrash metal sec et efficace, avec un prélude à la harpe par Corentin Charbonnier.


Le public est immédiatement dans le bain grâce à la puissance et l’énergie des Brésiliens.


Les riffs sont rapides, la rythmique implacable, et la fosse commence à s’agiter franchement.

Une entrée en matière parfaite, sans détour, parfaite pour mettre au diapason un public qui en redemande.
Moment à part avec The Chris Slade Timeline, le projet solo de l’ex-batteur d’AC/DC, qui a officié avec les les frères Young au début des années 90s pendant cinq ans.


Le Hard rock prend donc ici une dimension presque historique, bien que moins énergique que le groupe australien.


Le jeu est précis, puissant, porté par une maîtrise évidente. Le public, toutes générations confondues, savoure tanaquillement.

Ici, pas de fosses en fusion, mais une forme de nostalgie palpable. Ce set crée un pont entre les époques, rappelant d’où vient cette musique et pourquoi elle tient encore debout.
Dark Hotic revient comme hier pour maintenir la tension et régaler les fêtards qui n’ont aucunement l’intention de savourer paisiblement une petite pinte fraîche.

La salle bascule à nouveau dans une ambiance électro-industrielle, plus sombre, mais pas moins dansante. Une respiration rythmée avant la suite.
Avec les Tambours du Bronx, qui arrivent comme une déflagration, tout part en vrille !



Le Metal percussif frappe le corps autant que l’esprit. Chaque impact résonne dans la poitrine, impossible d’y rester indifférent.


Et le moment est un morceau d’anthologie car Raphael Olmos (Kamala) et El Termito (LocoMuerte) se joignent à la partie pour porter la voix du Metal encore plus haut !


La performance est physique, presque tribale. Le public est debout, captivé, pris dans cette transe collective.
C’est à SUN que revient l’honneur de clôturer la soirée avec sa « Brutal Pop » hybride et surprenante.


La leadeuse franco-allemande, Karoline Rose Sun, emmène le public dans un univers qui allie Death Metal, comédies musicales, théâtre contemporain, et cinéma, porté par une robe de mariée et des paillettes !


Le contraste est fort, mais fonctionne. La performance est intense, viscérale, parfois déroutante.

Une fin audacieuse, qui laisse une impression durable et confirme l’identité ouverte et curieuse de la Firemaster Convention. Je n’ai pas pu assister à la troisième journée du dimanche, qui accueillait le public de 9 à 14h pour d’autres animations aux noms étonnants (Réveil musculaire, Marche de Pierre et de Metal, Marmites et Moshpit) et des jeux de société sur le thème du Metal, mais je n’ai aucun doute sur le fait que ces derniers moments de convivialité entre Metalleux aient été percutants !
Le mot de la fin
La Firemaster Convention 2025 prouve une chose essentielle : le Metal ne se vit pas uniquement dans le bruit. Il se pense, se discute, se partage. Concerts, conférences, animations, rencontres… tout cohabite avec une cohérence rare. On repart d’Issoudun fatigué mais nourri, avec la sensation d’avoir vécu bien plus qu’un simple week-end de concerts. Une convention qui porte bien son nom : le feu est partout, et il dure. Merci à Joffrey Dériaud et Tonnerre Productions, aux animateurs de tous poils qui ont égayé ces 3 jours, et bien entendu aux groupes qui nous ont retourné les cervicales avec détermination !