Report par Sabrina M. Lozen – Photography / extrait vidéo kermhit
Jour 3 – 10/08/2025
Le dernier jour se lève, toujours sous la même chape de plomb. On est à la fois au bout du rouleau et totalement incapable de vouloir que ça s’arrête. Les corps sont lourds, les voix un peu cassées, mais l’envie est intacte, malgré une forme de mélancolie diffuse. Aujourd’hui, on savoure chaque instant !
Walnut Grove DC ouvre cette dernière journée avec un Stoner/Rrock chaleureux et groovy.


Les riffs des Rochelais s’étirent lourdement, laissent respirer l’air déjà brûlant, et installent une ambiance détendue malgré la fatigue générale.


Le public se laisse porter par le rythme comme autant de gorgées de bière salvatrice, savourant ce moment plus calme, presque contemplatif.

Une entrée en matière idéale pour un dimanche placé sous le signe de l’endurance.
Bordeaux au pouvoir (again) ! CCW injecte une dose d’énergie bienvenue avec son metal moderne, mêlant allègrement djent et hardcore.


Les riffs sont incisifs, La présence scénique est forte, sous l’égide de la chanteuse qui captive littéralement le public.


Et même si la chaleur s’accroche, l’énergie sur scène est contagieuse, la communication avec le public immédiate, et l’ensemble fonctionne parfaitement.

La fosse reprend vie, les mouvements se multiplient. On sent que malgré la fatigue, il reste encore de belles réserves d’énergie à dépenser.
On repart vers La Rochelle, cette fois avec le Death Metal mélodique et incisif d’Anesys.


Le groupe frappe fort avec des compositions précises et agressives.


Les riffs sont tranchants, et la rythmique implacable, pas question de faire dans la demi-mesure ! Sans surprise, le public répond par une intensité renouvelée.

Le pit se fait plus violent, la poussière s’embrase, les cornes du diable se lèvent en réponse à un set parfaitement calibré pour réveiller les derniers survivants.
Alternight apporte une touche plus festive à cette journée finale.


Ce collectif un peu fou, avec Arthur Alternatif au chant, mélange Metal moderne, hardcore, metalcore…et transforme son set en parade vivante, avec invités et reprises.


Entre énergie communicative et moments plus légers, le groupe joue avec le public, invite à chanter, à sourire.

Un moment de relâchement bienvenu, qui rappelle que le metal sait aussi être ludique et rassembleur, même dans ses derniers instants.
C’est maintenant au tour d’Ashen de s’emparer de la scène.


Le groupe parisien ramène une tension palpable avec son metalcore puissant et émotionnel.


Les breakdowns frappent fort, les refrains touchent juste, et l’ensemble dégage une vraie intensité cathartique. Le groupe nous retourne les tripes avec son énergie cathartique, et ses riffs coupants.


Le public se laisse emporter, donnant tout ce qu’il lui reste. Un set qui marque les esprits et laisse une empreinte durable dans la poussière de la fosse.
Les Toulousains d’Alea Jacta Est poursuit sur cette lancée avec un metal moderne solide et efficace.


Les morceaux sont bien construits, avec des breakdowns redoutables, donnant un regain d’énergie aux festivaliers qui se préparent pour la dernière ligne droite.


On sent une vraie communion entre la scène et la fosse, comme un dernier effort collectif avant la ligne d’arrivée.
Il manquait un peu d’une pincée de Death en cette fournaise finale. Karras vient donc combler cette lacune avec leur Death metal / grindcore percutant.


Les Parisiens en font pas dans la dentelle.


Les riffs death et grind s’abattent sur le site comme un ultime assaut. C’est rapide, violent, sans concession.


Les nuques grincent, les chants gutturaux percent les tympans, et la fosse explose dans la joie, l’extase et la souffrance.
Suite à un changement de programmation, Guilt Trip remplace Couterparts au pieds levé.


Originaire du Royaume-Uni, le groupe déboule avec un hardcore-crossover percutant, direct, presque viscéral.


Les riffs claquent comme un uppercut, la tension monte, et la fosse s’anime une dernière fois avant le final.


Le groupe donne tout, et le public aussi. Un moment de pure énergie, sans fioritures.
Quand vient le tour de Paleface Swiss, c’est l’hécatombe.


Le Deathcore massif du groupe suisse écrase littéralement tout sur son passage avec un mur de son charbonneux.


Les breakdowns sont lourds et saturés, l’atmosphère suffocante, et la violence sonore atteint son paroxysme.

Un set éprouvant, presque brutal physiquement, mais terriblement efficace. Le public encaisse, conscient que la fin approche.
Il nous reste à conclure cette édition 2025. Et pour ça, quoi de mieux qu’un mastodonte du Hardcore, j’ai nommé Hatebreed.


Jamey Jasta et sa bande livre un set fédérateur et explosif. Les hymnes s’enchaînent, les chants sont repris en chœur, et la fosse devient un immense défouloir collectif.


Stages dives, circle pits, et hurlements collectifs s’entrechoquent chaotiquement dans la nuit charentaise.


Lorsque les dernières notes retombent, l’émotion est palpable. Le Festival 666 s’achève dans la sueur, la fraternité et la promesse silencieuse de revenir.
Voilà un final de pure intensité, une course d’obstacles sonores bouclée avec panache. Jusqu’à la dernière note, le Festival 666 a tenu sa promesse, on n’oubliera pas ce weekend de l’enfer !
Le mot de la fin
Différentes formations, des plus nuancées aux plus extrêmes, se sont imposées durant ces 3 journées intenses. Death, black, thrash, Metal moderne ou indus… les styles se sont enchaînés sans temps mort. La poussière s’est élevée à chaque circle pit, les slams ont envahi les fosses. Le 666, c’est aussi ça : une brutalité jamais hostile, toujours collective.
Certains sets ont frappé par leur précision chirurgicale, d’autres par leur chaos total. Mais tous ont partagé ce point commun : un public entièrement dévoué, prêt à suivre jusqu’au bout, malgré la chaleur et les coups de soleil inéluctables.
À mesure que le soleil déclinait, l’atmosphère s’est progressivement parée d’ombre, pour nous faire entrer plus profondément au coeur du Metal. Les riffs lourds et hypnotiques ont célébré le déclin de l’astre solaire, jusqu’à ce que la nuit appartiennent définitivement aux ténèbres.
Les têtes d’affiche ont livré des prestations solides parfois écrasantes, portées par un public entièrement conquis. Les refrains repris en chœur, les bras levés, les nuques endolories, ont presque fait oublier la fatigue… jusqu’au dernier accord.
Le Festival 666, édition 2025, se referme comme il s’est ouvert : dans la sueur, le bruit et le partage. Trois jours hors du temps, où la musique devient langage commun, où la violence sonore rassemble au lieu de diviser. On repart épuisé, un peu vidé, mais avec cette certitude : on reviendra !