Texte et photos par Martine Varago
Remerciements à Olivier Garnier et Gérard Drouot Productions
Coup triple metalleux au Zénith de Paris
samedi 17 mai 2026
Overdrivers — Un véritable mur de décibels à la AC/DC
À peine 19 heures sonnent qu’une véritable bombe débarque sur scène. Ce sont les quatre membres d’Overdrivers qui commencent à chauffer la fosse avec leur premier morceau, « Bad Breath Girl ». Tandis que les deux guitaristes, Adrien Desquirez et Anthony Clay, parcourent la scène à coups de riffs, les deux hommes musclés de la rythmique, Florian Morgano (batterie) et Lion Das Neves (basse), bâtissent un véritable mur de décibels.
Pour conclure, le quartet nous emmène en enfer avec « Rockin’ Hell ». Les quatre musiciens se donnent à fond et animent déjà les premiers rangs du public. Ils ne se cachent pas d’être influencés par le hard rock d’AC/DC. Vingt minutes d’un set intense et cinq morceaux : c’est bien trop court. On en redemande.











Sortilège — Le poids des légendaires du France metal
Puis place au légendaire groupe français Sortilège. Existant depuis plus de 40 ans, la formule du chant en français menée par Christian « Zouille » Augustin fonctionne toujours à merveille. Les musiciens placés sur le devant de la scène — Mickaël Zurita et Olivier Spitzer (guitares), ainsi que Sébastien « Shag » Bonnet (basse) — se mettent immédiatement en valeur devant la quinzaine de photographes présents dès les premières notes.
Le spectacle s’ouvre sur le célèbre morceau « D’ailleurs », puis le public a droit aux fontaines de glace dès le troisième titre, « Vampire ». Zouille entonne les célèbres refrains de « Chasse le Dragon » et « Le Sacre du Sorcier ». Placé à l’arrière-scène, le batteur Clément Rouxel trône juste devant un immense backdrop représentant une scène de mythologie égyptienne, clin d’œil évident à leur dernier album. Autre titre joué ce soir-là : « Le Poids de l’âme », sorti en novembre 2025, au cours duquel le frontman rappelle avec émotion le décès de leur guitariste Bruno Ramos, disparu il y a un an.
Et pour terminer leur show, c’est un magnifique bouquet final avec le classique « Sortilège ». Toujours égaux à eux-mêmes, devenus le groupe le plus ancien du metal français encore en activité, Sortilège plaît toujours autant après 46 ans de carrière.
Saxon — Le mémorable show qu’il ne fallait pas rater
On attend maintenant Saxon et, dès 21 heures, l’impatience commence à gagner les spectateurs derrière l’immense rideau noir. Toujours pas de Saxon… Puis enfin, les cinq Britanniques originaires du Yorkshire prennent place à l’unisson autour du batteur Nigel Glockler. À peine les premières notes de « Hell, Fire and Damnation » résonnent-elles que l’on ressent immédiatement toute l’énergie déployée par les Anglais.
Entre les riffs acérés des guitaristes Brian Tatler et Doug Scarratt, les frappes tonitruantes de Nigel Glockler et la basse de Nibbs Carter, le public reste suspendu à chaque morceau. Certains « headbanguent » frénétiquement tandis que d’autres lèvent les cornes du diable à la fin de chaque titre.
Saxon sort le grand jeu ce soir au Zénith : fontaines de gerbes étincelantes, immense aigle descendant au-dessus de la scène et visuels spectaculaires accompagnent les classiques du groupe comme « Motorcycle Man », « Stand Up and Be Counted », « Wheels of Steel ». Le public exulte et certains fans sautent littéralement sur les gradins du Zénith. Biff Byford, le chanteur emblématique du groupe, fait lever tout le Zénith afin de filmer une vidéo destinée aux fans du monde entier, de Toulouse à Londres jusqu’à Los Angeles.
Le titre consacré à la guerre semble annoncer la fin du concert, mais après quelques minutes d’attente, Saxon revient finalement pour un rappel d’anthologie avec quatre classiques : « Denim and Leather », « Strong Arm of the Law » et l’incontournable « Princess of the Night ». Biff fait chanter le public à plusieurs reprises et déclare que Paris est un « fantastic crowd ». Cerise sur le gâteau : les visuels du spectacle sont époustouflants et les Anglais offrent, en final, une immense projection du drapeau bleu-blanc-rouge comme un hommage au public français.
Public fantastique, certes, mais surtout spectacle magnifique et dantesque, où l’on retrouve la crème de la crème de Saxon, avec des musiciens en très grande forme et un Biff Byford impérial au chant. Probablement l’un des meilleurs concerts du quintette légendaire de la NWOBHM. 50 ans d’existence et pas une seule ride de vieillissement. Juste de l’énergie, des riffs et du charisme.
Setlist Saxon
- Hell, Fire and Damnation
- Power and the Glory
- And the Bands Played On
- Dallas 1 PM
- Madame Guillotine
- Heavy Metal Thunder
- The Eagle Has Landed
- Wheels of Steel
- Motorcycle Man
- Stand Up and Be Counted
- 747 (Strangers in the Night)
- Freeway Mad
- See the Light Shining
- Street Fighting Gang
- Suzie Hold On
- Machine Gun
Encore :
- Denim and Leather
- Strong Arm of the Law
- Crusader
- Princess of the Night

























